06.05.2006
le test de metroid sur ds

Fiche jeu
genre: First Person Shooter (FPS)
éditeur: Nintendo
développeur: Nintendo
multijoueur: 2 à 4 joueurs
online: oui
Date de sortie: 05 mai 2006

Introduction
Le mois de mai est placé sous le signe de la « blonde attitude » chez Nintendo. Avec Super Peach Princess prévu dans quelques semaines, Metroid Prime Hunters fait lui aussi honneur à la gent féminine. Seulement, Samus Aran n’est pas une jolie blonde comme les autres... C’est une blonde armée jusqu’au dents et embarquée dans une combinaison de combat surpuissante ! Alors, que les dragueurs de pacotille aillent se rhabiller, la belle ne s’intéresse qu’aux gros calibres... Petits joueurs s’abstenir.

Belle et dangereuse
Samus Aran est la seule et unique héroïne de la longue saga Metroid depuis sa première apparition sur NES. Jamais secondée ni assistée, sauf par quelques rares formes de vies extraterrestres, elle rétame inlassablement, épisode après épisode, les Pirates de l’Espace et les Metroids qui ont le malheur de se trouver sur son chemin.
Aussi, lorsque notre beauté fatale se retrouve en concurrence avec six autres chasseurs de primes pour la recherche d’anciennes reliques, on peut s’attendre à un challenge intense et très prenant.

Une DS, un stylet et... des crampes aux mains !
Metroid Prime Hunters, ceux qui ont joués à la fameuse démo le savent bien, c’est avant tout un gameplay unique. La croix sert à diriger Samus, le stylet à orienter son regard, et la gâchette gauche à tirer (une configuration spéciale gaucher est possible). En plus de cela, le passage du rayon laser normal aux missiles, le passage de l’armure normale à la métamorphose en sphère, ou encore le changement de viseur, tout ceci s’effectue simplement en touchant l’écran tactile. Enfin, un « double-clic » sur l’écran du bas permet au joueur de sauter, ce qui complète parfaitement le reste des commandes. Cela donne une maniabilité très fluide et particulièrement nerveuse, bien adaptée à l’action frénétique de certains passages du jeu. Seul réel bémol, la disposition des gâchettes fait mal aux mains à la longue, surtout lors des premières heures de jeu.
Néanmoins, le gameplay est un modèle du genre, qui demande certes un temps d’adaptation, mais qui se révèle particulièrement jouissif une fois assimilé.

La chasse est ouverte !
Metroid Prime Hunters porte bien son nom. En digne héritier de la série Metroid Prime, il en reprend la plupart des éléments. Les environnements 3D, de très bonne qualité pour une DS, rappellent fortement ceux des épisodes sur Game Cube. De plus, grosse surprise, des scènes cinématiques, dont une, excellente, qui sert d’introduction au jeu, viendront ponctuer les moments clés de l’aventure. Un bonus très appréciable, qui confirme que Nintendo n’a vraiment pas fait le travail à moitié pour son dernier bijou.
Les musiques sont quant à elles parfaitement dans le ton de la saga, reprenant une bonne partie des thèmes cultes qui ont fait le succès de la licence Metroid. A cela s’ajoutent des bruitages impeccables, ce qui donne une bande son proche de la perfection. La réalisation de ce nouvel opus est donc quasiment sans faille. On peut certainement lui reprocher la trop grande pixellisation des graphismes, qui nuit parfois à la lisibilité à l’écran, et quelques très rares ralentissements. Avec la trop grande froideur des graphismes, due à l’univers futuriste, ce sont les seuls défauts que l’on peut trouver aux visuels de Metroid Prime Hunters.

Un Metroid Prime sans Metroid Prime...
Eh oui, notre bonne grosse bestiole assoiffée de sang n’est pas de la partie ! Il faut dire que Samus a déjà du pain sur la planche avec six chasseurs de primes à ses trousses, chacun doté de capacités spéciales et de transformations uniques. En effet, ceux-ci disposent de pouvoirs particuliers, comme la faculté de se diviser en deux, d’arpenter les murs, d’absorber l’énergie des autres, de brouiller leurs radars... Chacune de ces rencontres sera d’ailleurs profitable au joueur, car pour débloquer les chasseurs de primes dans le mode multijoueur, il faudra bien entendu les vaincre dans la quête principale. En plus de ses six nouveaux amis, quelques boss viendront sérieusement compliquer la progression de notre héroïne.
Heureusement, celle-ci pourra augmenter, comme d’habitude, sa capacité en missiles, son énergie, et surtout son armement, avec par exemple un rayon de glace, ou, grande nouveauté, un fusil de sniper ! Il faudra bien ça pour tenir tête à la foultitude d’ennemis présents sur les différentes planètes à visiter.
Les développeurs semblent avoir pris le parti de mettre davantage d’action frénétique dans cet épisode, et un peu moins de scènes de plateformes et de labyrinthes. Cela plaira ou non, en tous cas c’est particulièrement adapté à cette nouvelle maniabilité, notamment lors de certaines phases de shoot. Le jeu est donc beaucoup plus pêchu, et moins prise de tête que les précédents opus.

« Jeune femme célibataire recherche partenaires pour parties à plusieurs... »
Si Metroid Prime 2 sur Game Cube avait sauté le pas du multijoueur, c’est véritablement avec la version Hunter que le plaisir à plusieurs prend tout son sens. Comme à l’accoutumée, le jeu en local est possible, avec une seule ou plusieurs cartouches. Evidemment, le mode offrant le plus de diversité dans les parties et dans les chasseurs à sélectionner est le mode local à plusieurs cartouches. Avec cette configuration, des parties « capture de drapeau » ou « roi de la colline » (mode dans lequel on doit tenir une position de la map le plus longtemps possible) et d’autres variantes viennent enrichir les classiques « deathmatchs ». On note en outre la présence de bots paramétrables, ce qui est fort appréciable lorsque l’on ne peut réunir assez de joueurs humains.

Mais c’est évidemment le mode Wi-Fi Club qui remportera l’unanimité. Quatre chasseurs de primes, au choix parmi les sept personnages du jeu (Samus et ses six rivaux), peuvent s’affronter dans des deathmatchs, et seulement des deathmatchs, en parties classées (comme pour Mario Kart, plus vous gagnez, plus vous rencontrez d’adversaires de haut niveau). Les maps sont choisies par vote, là encore, comme pour Mario Kart.
Les parties avec vos amis sont certainement les plus intéressantes. D’une part, tous les modes de jeu sont accessibles, et d’autre part, vous pouvez discuter entre les parties à l’aide du micro ! Il est même possible d’envoyer des messages vocaux à vos amis.
On le constate, avec Metroid Prime Hunters, le jeu en ligne sur DS fait un immense bond en avant grâce à la multitude d’options proposées, mais aussi à la qualité globale de ce formidable FPS.

Conclusion

La 3D la plus impressionnante à ce jour sur DS. Pixelisée, certes, mais extrêmement réussie.
18/20

Si on excepte de légères crampes de la main au début, la maniabilité est tout bonnement fantastique.
18/20

Une très bonne aventure solo, à laquelle s’ajoute le meilleur du multijoueur sur DS, grâce au Wi-Fi Club.
16/20

Des bruits d’armes, de bestioles extraterrestres, et surtout des musiques inspirées des grands thèmes de la saga. Irreprochable.
17/20

Derrière le prétexte un peu creux de la quête d’un artefact antique, se cache une réelle histoire, pour peu que le joueur prenne la peine de s’y intéresser.
14/20

Un FPS d’une qualité exceptionnelle, doté d’une maniabilité monumentale et d’une très bonne aventure solo, voilà déjà de quoi faire d’un jeu un hit. Mais Metroid Prime Hunters ne s’arrête pas là, et propose en plus un mode multijoueur en ligne excellent.
Indispensable à tout amateur de FPS.
17/20
source:ds-one.fr
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